Ce n’est un secret pour personne, la tentation du fake est omniprésente dans le marketing digital, et le marketing d’influence n’y échappe pas, contaminé de plusieurs parts comme le montre le cas d’Instagram.

Instagram c’est le réseau social qui s’impose de plus en plus comme LE media social des influenceurs, en tout cas dans le domaine mode/beauté/lifestyle/fitness/voyage,….(ça fait du monde). Or, on y découvre quelques dynamiques qui peuvent semer le doute…

Des applis vous proposent par exemple d’augmenter à faible coût (mais plus ou moins artificiellement) votre nombre d’abonnés et même votre taux d’engagement.

Le pionnier en la matière fut Instagress, qu’Instagram a sorti du circuit il y a quelques temps déjà. D’autres lui ont emboité le pas, en proposant un habillage « service global de plateforme » assez astucieux :  facilitation de la gestion de la relation d’un influenceur avec ses followers, « recrutement » de nouveaux abonnés, amélioration du « taux d’engagement »…

Et effectivement, quand vous vous abonnez, vous voyez bien augmenter l’un et l’autre… Bien-entendu, il y a une part de vrai dans tout cela, le tout est de savoir laquelle.

Les influenceurs peuvent y avoir recours pour ensuite mieux monétiser leur audience auprès d’annonceurs peu regardants.

Le phénomène du fake dans le nombre d’abonnés et l’engagement s’est tellement amplifié qu’une étude a été menée en France, en Allemagne et en Grande Bretagne : de Janvier à Juin 2018, 12% des comptes d’influenceurs ont utilisés des bots pour augmenter leur audience…

Dernier signe, plus qu’anecdotique : le compte @rendslesfollowers sur Instragram qui dénonce chaque Dimanche un instagrameur pris en flagrant délit de « faussaire en influence »…

Il y a d’autres pratiques souvent répandues parmi les influenceurs de longue traine, qui peuvent générer un gonflement artificiel de certains indicateurs d’influence…

Les Instapods par exemple, qui voient se regrouper des influenceurs autour de l’engagement réciproque de se « liker » et de « se commenter » mutuellement, dans le but de profiter des dynamiques d’exposition de l’algorithme d’Instagram qui tend à privilégier les contenus qui génèrent justement de l’engagement….

Il y a aussi le (déjà vieux) réflexe de l’abonnement réciproque : cette pratique, si elle n’est en rien délictueuse, crée des abonnements sans véritable lien derrière.